RAP-FRENCHSTYLE

RAP-FRENCHSTYLE
wesh tout le monde bonne visite au skyblog du rap francais (biographie,photo,video..)

Le rap devient visible en France à partir de 1984 en étant diffusé par les nouvelles radios libres, puis par la télévision, notamment avec l'émission H.I.P. H.O.P. présentée par Sidney sur TF1.
Le hip hop devient rapidement très populaire en France, cependant les jeunes français se portent alors plus vers la danse, appelée à l'époque le « smurf ». Ritchy et Lionel D, que l'on présente souvent comme les tout premiers rappeurs français, sont totalement inconnus. Le premier album de de Dee Nasty, Panam' city rappin, autoproduit, passe inaperçu. Quelques liens discographiques sont discrètement établis entre Paris et New York : Le Wild Style et World Destruction, du groupe Time Zone, produits par Bernard Zekri, à l'époque journaliste d'Actuel, Odéon, qui restera un certain temps au top 50, chanté en français par B-Side et Bernard Fowler. Quelques « tubes » très grand public lorgnent vers le rap : Chacun fait ç'qui lui plait (Chagrin d'amour, 1981), Je suis de bonne humeur ce matin (Tristan), Paris Latino (Bandolero, entrecoupé par un rap de Gary « Gangster beat », qui apparaîtra aussi sur le Under Arrest de Serge Gainsbourg), ou vers la culture Hip-hop : Wally boule noire (François Feldmann), Street Dance (Break machine), produit par Jacques Morali. La maison de disques Barclay essaie d'imposer Johnny Go et Destroy Man dans une veine qui se veut gentillement « méchante » avec le maxi On l'balance (1986), dont le visuel est dessiné par Tanino Liberatore.

C'est à la fin des années 1980 que le rap français apparaît avec les premiers freestyles de NTM, Assassin, MC Solaar en direct dans l'émission Deenastyle, présentée par Dee Nasty sur Radio Nova. Le rap français naît donc avec un ton revendicatif et des textes évoquant le racisme, la précarité, le chômage ou la violence ; des thématiques plus inspirées de Public Enemy que du rap festif.
Le premier succès grand public survient avec le groupe belge Benny B. en 1990. Si le tube Mais vous êtes fous n'a de rap que la forme (aucun contenu contestataire ou revendicatif), il n'en représente pas moins la première incursion significative de cette musique dans le paysage musical francophone. Cependant, c'est surtout avec des compilations que le rap français va éclore. Ainsi Virgin sort Rappattitude qui contient toute la première génération de rappeurs français et qui se vendra à 100 000 exemplaires. Les succès de Peuples du monde de Tonton David et Bouge de là de MC Solaar marquent une nouvelle étape dans la banalisation du rap, qui sera consacrée avec Le Mia de IAM et La Fièvre de NTM, rappeurs engagés auxquels ces morceaux festifs permettront de gagner une notoriété nationale.

Au milieu des années 1990, le succès retentissant de rappeurs provocateurs et revendicatifs issus des banlieues, dans lesquelles ils officient depuis des années, est l'occasion d'un débat sur les conditions de vie dans cet environnement. Le coup de projecteur médiatique n'apporte malheureusement aucune solution et l'échange entre les banlieues représentées par les rappeurs et la classe politique tourne au dialogue de sourds, comme lors d'une émission télévisée durant laquelle le député RPR Éric Raoult demande au groupe NTM combien de « thunes » ils ont réinvesti dans leur quartier. Le mouvement hip-hop est profondément ancré dans ce milieu social et le rap est la première expression musicale qui en est issue. Son succès est phénoménal et provoque un véritable phénomène de société : la jeunesse des banlieues redécouvre le plaisir de jouer avec la langue de manipuler les mots, les sons et les sens. Le rap devient une porte vers la réussite et la célébrité (on parle alors d' « ascenseur social »).
La médiatisation continue avec par exemple l'émission Rapline sur M6 et l'apparition de magazines spécialisés. Le rap commence à vendre et devient plus dansant avec des groupes comme Alliance Ethnik, Ménélik ou Doc Gyneco. Les textes ont un contenu social moins marqué et donc plus acceptable par le « grand public ». Ainsi, avec le premier album de MC Solaar, qui offre une image plus douce et plus poétique au rap, le courant obtient une reconnaissance critique et populaire et certains n'hésitent pas à évoquer l'influence d'artistes respectés tels que Serge Gainsbourg.
Mais le rap hardcore survit avec une musique plus violente et des textes décrivant le vécu des jeunes de banlieue avec des groupes comme le Ministère A.M.E.R.. Celui-ci apparaît au grand public à l'occasion de l'« affaire NTM » .
Le rap connaît alors un nouvel engouement auprès du grand public et de nouveaux groupes apparaissent comme Arsenik, la Fonky family ou Ménage à 3.
À la fin des années 1990, le rap devient un courant musical majeur en France notamment par la médiatisation assurée par la radio Skyrock qui en fera sa spécialité tout en diffusant des morceaux de plus en plus standardisés. Dès 1992, MC Solaar remporte la victoire de la musique du meilleur groupe de l'année ; en 1998, IAM gagne celle du meilleur album de l'année avec L'École du micro d'argent, et, dès l'année suivante, une catégorie « album rap ou groove » est créée. Beaucoup d'argent est en jeu et on assiste à l'apparition d'un rap business tout comme aux États-Unis. Toutefois un style proprement français se développe qui se détache du modèle américain. La France devient la deuxième scène mondiale de rap. De nombreux groupes obsédés par leur classement dans les ventes de disques tombent dans la facilité et certains médias deviennent le passage obligé pour lancer un album, accentuant de ce fait un certain formatage (dans les rytmnes et sonorités autant que dans les paroles).

Divers style de rap :


Rap festif :
Ce style compte parmi les plus diffusé sur les médias grand public, les thèmes recoupent généralement ceux de la musique pop avec laquelle il se confond parfois et la musique se base souvent sur des boucles d'air connus (ex : Ces soirées là de Yannick reprenant Cette année là de Claude François). Il existe également des groupes moins médiatisés ayant des thèmes moins basiques et des productions plus travaillées, c'est le cas des Svinkels, Java, TTC et Hocus Pocus. Pour ce qui est de Hocus Pocus (groupe de musique), le rap est très musical, plus proche du rap conscient que festif. Du même accabit, l'année 2005 a vu naitre un projet du nom de Juste Nous vol.1 qui réunit une scène française très musicale, dont le disours est loins des clichés usuels véhiculés par le rap plus médiatisé.

Le rap conscient :
Chronique de la vie sociale, cet aspect du mouvement tend à dénoncer ce que ses interprètes perçoivent comme des injustices tout en responsabilisant son public. Se considérant comme des porte-voix des groupes sociaux-culturels dont ils sont issus, ils s'adressent à tous. Ces artistes abordent des thèmes pouvant être très vastes (oppression, injustice, écologie...) se rapprochant par là de la devise aux sources du Hip-Hop : Peace, Love, Unity...and Having Fun. Les rappeurs phares de ce style sont Kery James, Rockin' Squat, La Boussole, La Rumeur, NAP, Rocé, Fabe, Kwal, Empathik ainsi que plein d'autre.. L'un des meilleurs albums de ce courant est, indubitablement, l'excellent Guerrier pour la paix de Faouzi Tarkhani.

Il ne faut pas sous-estimer l'importance de certains rappeurs dans l'évolution de la société française au sujet de certains sujets sensibles, voire quasiment tabous avant les années 1990, comme le passé esclavagiste et/ou colonisateur de la France, très subtilement abordé par Teemour dans sa chanson "Millenium" (album Don Blakka, 1998) :

''J'écris la vie de mon peuple comme un long mémorandum
Aux enfants de demain j'ajoute un post-scriptum
On s'ra pas des esclaves dans ce millenium
On s'ra pas des esclaves dans ce millenium''
Tout du long de cette chanson, Teemour, qui est le fils du grand cinéaste sénégalais Djibril Diop Mambéty, associe le thème de la fierté noire et des méfaits de la colonisation à une série de rimes en -um, qui montre son attachement à la culture latine et à la langue française.

Le rap hardcore :
Plus violent, tant au niveau de la musique que des textes qui évoquent le vécu des jeunes de banlieue,ou le rejet des valeurs établies, le rap hardcore est assez peu présent dans les grandes maisons de disques et se développe plutôt sous la forme de « mixtapes » enregistrées dans des studios indépendants. De ce fait, sa visibilité médiatique est très limitée. Très critique et revendicatif, il rejette le système social et économique avec des propos parfois extrêmement violents. Particulièrement agressif vis-à-vis de la police et de certaines personalités politiques, on trouve parmi ses rangs des rappeurs comme Yazid, Alibi Montana, LIM, Sheryo, Assassin, Sefyu, Tandem...

On peut aussi y classer un groupe communiste révolutionnaire comme Les Rapaces. Ainsi que le groupe Stupeflip qui mêle punk, rock et rap, dont les textes sont teintées d'aspirations anarchisantes.

Toutefois on remarquera qu'ils revendiquent fort et mettent beaucoup de "dérives" (à leurs sens) en avant sans pour autant proposer grand-chose de mieux. Pour certaines personnes ce genre de groupes aiment faire leur beurre sur la misère des autres. En effet répéter sans cesse que rien ne va est bien plus rentable et moins fatiguant que de se relever les manches et bosser à l'avancée des choses....

Le rap commercial :
Comme la quasi totalité des courants musicaux en vogue, la musique pop et la variété se sont appropriées certaines de ses caractéristiques rythmiques et thématiques.

De nombreux artistes originaires d'univers musicaux et de styles variés, interprètent donc une musique qui conserve certains aspects du rap, pour enrichir leur musique et créer quelque chose de nouveau.

A l'inverse, certains artistes de rap ont eux aussi puisé chez leurs collègues de la variet' pour renouveller le style et aussi pour s'adapter à un public plus large avce des sonorités « moins aggressive » car ancrée dans une histoire musicale commune. Ceci permet de rencontrer plus aisémment un succès de grande ampleur, à ce titre, Doc Gynéco est l'exemple type, il a rencontré un énorme succès avec son album Première consultation qui le laisse encore aujourd'hui au sommet des ventes d'album de rap en France 10 ans plus tard et revendiquait ce statut de chanteur de variété notamment dans sa chanson « Classez moi dans la variet' ».

Cependant, presque aucun artiste ne se revendique de cette tendance, le vocable « rap commercial » correspondant principalement à une volonté de la part des artistes indépendants et de leur public de dénoncer ce qu'ils considèrent être un dévoiement de l'esprit initial du rap pour répondre à des objectifs mercantiles. Ils stigmatisent en particulier une démarche marketing basée sur l'usage d'un vocabulaire caricatural, de thèmes « cliché » sur la banlieue, d'une musique plus abordable présentant souvent un aspect mélodique plus marqué et d'une durée optimisée pour les passages radio (se rapprochant autant que possible de 3m30s).

Cette commercialisation est utile aux « entreprises culturelles » qui récupèrent l'engouement pour le rap afin de proposer des produits de consommation variés, de la même manière qu'ils le font avec les autres courants musicaux dits « de jeunes ».

Le rap féminin :
Les interprètes féminines sont largement sous-représentées dans le rap, en général perçu comme un milieu très machiste. Elles sont le plus généralement cantonnées aux confins de la variété pop ou limitées à un rôle de faire-valoir du rappeur en participant à donner un aspect mélodique à certains morceaux à travers un refrain chanté.

Les premières femmes à avoir eu du succès en rap en France sont sans doute B-Side (Odéon) au milieu des années 1980 et Melaaz, cinq ans plus tard (Non, non, non, Je marche en solitaire). Mais l'une comme l'autre sont aux limites du rap et de la chanson et ne jouissent pas d'une reconnaissance totale dans le mouvement hip-hop.

Si on souligne souvent le déficit de femmes dans le domaine, celles qui s'y sont imposées sont pourtant reconnues pour un travail sans concession : Sté Strausz, Casey, Lady Laistee (sans concessions ??), Diam's (on avait pas écrit sans concessions avant ??),Wallen, Keny Arkana, Princess Aniès, K-Reen, Vitaa, pour ne citer que les plus célèbres. Thématiquement, elles ne se différencient généralement pas des groupes masculins cependant leur émergence permet l'apparition de nouveaux sujets tels que le viol, la place des femmes dans les banlieues ou la violence conjugale.

Le rap et la justice


« La justice nique sa mère, le dernier juge que j'ai vu avait plus de vice que le dealer de ma rue' » (Assassin, 1991)

« Je suis pas sûr qu'y ait pas deux poids deux mesures, et pas, et pas de justice, surtout si tu pèses pas » (NTM, On est encore là, à propos de leur inculpation pour "outrage à personnes détentrices de l'autorité publique")

« (...) au travers d'organisations comme SOS racisme, crée de toutes pièces par le pouvoir PS de l'époque pour contribuer à désamorcer le radicalisme des revendications de la Marche des beurs : l'égalité des droits devient l'égalité devant l'entrée des boîtes de nuit. La justice pour les jeunes assassinés par la police disparaît sous le colosse slogan médiatique "Touche pas à mon pote !" ou "Vive le métissage des couleurs !", etc. » (La Rumeur, 2002)

Des procès ont été intentés contre des groupes comme NTM ou Ministère A.M.E.R. dans les années 1990. Le groupe NTM a été inculpé pour « outrage à personnes détentrices de l'autorité publique » en mai 1996 et condamné en novembre à six mois de prison dont trois mois fermes et une interdiction d'exercer leur métier en France pendant six mois. Après appel, la peine a été réduite à deux mois de prison avec sursis et une forte amende.

Le ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy a décidé en 2002 de lancer des poursuites contre La Rumeur, accusé d'outrage à la police parce qu'ils évoquent les "bavures" policières commises et jamais condamnées (Malik Oussekine, Makomé, Abdelkader Bouziane, etc.). Le groupe bénéficie, au nom de la "liberté d'expression", d'un non-lieu fin 2004, alors que Dominique de Villepin a pris la place de Sarkozy et que le procureur semble se désolidariser de la plainte émise contre le groupe. Néanmoins, au nom du nouveau ministre, le procureur décide finalement de faire appel. Le groupe est jugé à nouveau en juin 2006.

En 2005, le député UMP François Grosdidier, ainsi que 200 parlementaires, ont posé une demande de poursuite pour « incitation à la haine raciale et républicaine » à l'encontre des rappeurs Monsieur R, Fabe, Salif et des groupes 113, Ministère A.M.E.R., Bougnoul Smala et Lunatic.

Nombreux, à gauche (que ce soit au Canard enchaîné ou à L'Humanité), dénoncent ces procès comme des tentatives de censure visant à étouffer la liberté d'expression et la parole venant des quartiers. Les rappeurs replacent leur attitude dans la tradition musicale française, que ce soit la chanson de Georges Brassens (l'Hécatombe), le rock alternatif des Béruriers noirs (Vive le feu), ou Renaud. La plainte du député UMP Grosdidier, en particulier, a été analysé comme plainte conjoncturelle à visée exclusivement politicienne, afin de détourner l'attention de l'opinion publique vers les rappeurs, qui deviennent opportunément les bouc émissaires des émeutes de l'automne 2005. Le "rap conscient", qui dénonce l'insécurité sociale et les bavures policières à l'origine de la haute tension présente dans certaines banlieues françaises, est ainsi attaqué, l'accusation étant retourné contre son auteur. Cependant, Hamé (La Rumeur), peut se défendre, lors de son procès, en déclarant sobrement: « Ce n'est pas l'art qui fait l'histoire. (...) Ce qui est générateur de violence, ce n'est pas mon article : la violence existe ». Il évoque aussi ces « trois ou quatre générations » que chacun a l'occasion de côtoyer dans les quartiers populaires, et qui toutes portent leur « lot d'histoires individuelles et collectives sur [leurs] rapports avec la police » : « grands-pères, pères, grands frères, petits frères », depuis les ratonnades des années 1960 (avec pour paroxysme le 17 octobre 1961), jusqu'au 27 octobre 2005, en passant par les « étés meurtriers » du début des années 1980. « Nous sommes dépositaires, héritiers involontaires de ce rapport avec la police, qui ensanglante l'imaginaire des quartiers ».

# Enviado em Sábado 09 Dezembro 2006 12:14

Modificado em Domingo 10 Dezembro 2006 14:16

BOOBA

BOOBA
En 2002, on pensait que le hip hop agonisait sous la masse de dollars et les chaînes en or qui brillent...Puis Booba est arrivé et le rap d'origine, engagé, intense et féroce a soudain refait surface. Avec des rimes qui bousculent et un son hardcore qui déchire, le flow du rappeur from Boulogne n'a pas fini de secouer la planète hip hop grassouillette et corrompue.

Avant de se lancer en solo, Elie Yaffa dit Booba (ou B2oba ) rimait en duo avec son pote Ali au sein du groupe Lunatic. Les deux lascars ont sorti en 2000 « Mauvais ½il », un album brut de coffre au rap franc du collier qui séduit le public comme la presse spécialisée.

Quelques temps après, Booba lâche Lunatic pour continuer sa route tout seul comme un grand. En 2002, le « Duc De Boulogne » publie un premier opus, « Temps Mort », qui lui permet de s'imposer comme l'une des références en matière de hip hop bien corsé, dont les rimes ultra aiguisées envoient une bonne dose de réalisme sanglant. Le rap de Booba, ce n'est pas un flow gentillet et des mots fadasses, mais des textes qui claquent et qui râpent, histoire de montrer à tous ces rappeurs du dimanche que le hip hop, ça se bouffe sans sucre.

Fort de ce premier succès en solitaire, Booba remet le couvert deux ans après et sort un deuxième opus, « Panthéon », qui confirme le talent et la singularité de ce rappeur sans concession.

Le 13 février 2006, Booba est de retour dans les bacs avec un troisième opus, « Ouest Side »...Hip hop is not dead !
Avec son compère Ali, issu d'Issy-les-Moulineaux, ils montent le groupe underground « Lunatic » avec lequel ils participent à diverses mixtapes et compils. En 2000, ils éditent leur seul et unique album intitulé « Mauvais ¼il » sous le label “45 Scientific”. L'album fait mouche, et sera bien vite perçu par les puristes comme un classique dans son genre. Le groupe se dissout en 2002 pour des raisons personnelles alors que B2O signe son 1er album solo intitulé « Temps Mort », toujours chez “45 Scientific”. Cet album, avec le passage du titre « Destinée » (avec Kayna Samet) en radio, et notamment sur Skyrock, permet à Booba de se faire connaître d'un public plus large. Booba quitte le 45 Scientific pour creer son propre label Tallac records, et, le 11 mai 2004 sortir son 2nd album solo intitulé « Panthéon », double disque d'or depuis, avec des titres comme « N°10 », « Avant de partir... », « Mon son », etc.

En 2005, 153 députés et 49 sénateurs demandent au ministère de la justice d'envisager poursuites à l'encontre de plusieurs groupes de rap, dont Lunatic, pour incitation au racisme anti-blanc et à la haine de la France[1].

Son 3e album solo intitulé Ouest Side, est sorti le 13 février 2006. Le premier single qui en est extrait est « Garde la pêche », puis paraît « BoulBi », et enfin « Au Bout Des Rêves (feat TRADE UNION et RUDY) » . Lors de sa première semaine, Ouest Side se classe 1er du classement des meilleurs ventes d'album et est désormais disque d'or.

En février 2006, Booba a fait appel à la police suite au kidnapping de sa mère et son frère, une rançon de 500.000¤ et de deux CD dédicacés étaient demandés. L'intervention des forces de l'ordre a mis fin à l'enlèvement sans remise de rançon[2].

Le Vendredi 3 Novembre il fait une apparition remarquée à l'émission Star Academy , il est le premier du genre à s'y rendre. Pendant son passage, il chanta sa chanson "Au bout de mes rêves", insistant sur le fait que "S'il [n'y] va pas, les gens penseront que le rap c'est K-maro et Tragédie

# Enviado em Sábado 09 Dezembro 2006 12:15

Modificado em Domingo 10 Dezembro 2006 14:28

ROHFF

ROHFF
Né à la fin des années 1970, Rohff (« Rimeur Offensif Honorant le Fond et la Forme ») a la rime qui cogne et le verbe fort. Dans ses textes corrosifs, le rappeur provocateur raconte le malaise et le désespoir des banlieues, dénonce le pouvoir politique répressif, et habille pour l'hiver tous ses détracteurs.

C'est dans le collectif Mafia K'1 Fry (113, etc) que débute Rohff. Après avoir sorti un premier album « Légendaire » et participe à quelques compilations sans pour autant en abuser. Puis il continue l'aventure rap en solitaire et publie la même année un nouvel opus, « Le Code de l'Honneur » qui séduit le public averti et la presse spécialisée.

En 2001, Rohff enregistre une deuxième galette en solo, « La Vie Avant La mort » qui contient le tube « Qui est l'exemple » et qui obtient un très large succès commerical. Puis un troisième disque voit le jour en 2003, « La Fierté des nôtres » où le rappeur balance quelques mots bien sentis sur plus de trente chansons ! Le prolifique Rohff n'hésite pas dans ce double album à défier une société inégalitaire et asservissante, porte-parole ici d'une jeunesse oubliée, délaissée et marginalisée.

On ne pourra pas taxer Rohff d'avarice puisqu'en 2005, le rappeur fait son grand retour avec un nouveau double album rageur « Au delà de mes limites » qui contient lui aussi une trentaine de titres et où l'on peut retrouver le bon gros son qui tue du précédent opus, réalisé entre autres par Sayd des Mureaux.
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# Enviado em Sábado 09 Dezembro 2006 12:17

SINIK

SINIK
Sinik, de son vrai nom Thomas Gérard Idir, est un rappeur français né le 26 juin 1980 dans le 14e arrondissement de Paris d'une mère française et d'un père algérien d'origine kabyle. Il a ensuite passé la majeure partie de sa jeunesse aux Ulis (Essonne).

En 1996, il forme le groupe L'Amalgame avec trois de ses amis qui sont Agoudjil Djamel, Oudjehih Anis et Lalmi Tarek son grand parolier (d'origine algérienne de Batna). Le collectif évolue, et devient Ul'Team Atom. En 2000, après de nombreuses mixtapes, il sort Malsain, son premier maxi, sur le label 3.5.7. En 2001, il rencontre Karim et Nabil, avec lesquels il monte le label Six o Nine.

Sa rencontre avec Diam's, à l'âge de 14 ans, donne un virage décisif à sa carrière. Les deux rappeurs ont beaucoup tourné ensemble, et partagent des relations plus que professionnelles, puisqu'ils se considèrent comme « frère et s½ur ». Le morceau Le même sang traite d'ailleurs de cette relation.

En 2002 il réalisera avec Stomy Bugsy et Nicolas Errèra la BO du film 3 zéros

Le 25 janvier 2005 sort La Main sur le c½ur, son premier album chez Warner qui deviendra double disque d'or (plus de 200 000 exemplaires vendus).

Son second album, Sang froid, sort le 3 avril 2006. Sinik y a invité plusieurs rappeurs de renom, comme Kool Shen, El Tunisiano (de Sniper) ou encore Kayna Samet. Cet album étant également double disque d'or, Sinik totalise plus de 400 000 albums vendus en France.

La prison est un thème récurrent des textes de Sinik, qui a été condamné 4 fois a des peines de prison fermes pour un total d'un an. Certains morceaux, comme par exemple D.3.32, ont été écrits à l'occasion de ces séjours[
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# Enviado em Sábado 09 Dezembro 2006 12:18

KERY JAMES

KERY JAMES
Avec ses trois albums solo, Kery James, est un l'un des rappeurs français les plus originaux et les plus étonnants du moment.

Originaire de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, et né de parents haïtiens, il est néanmoins élevé en France, à Orly. Il commence très jeune à rapper, à danser et à écrire des textes. Il se fait remarquer par MC Solaar alors qu'il n'a qu'une dizaine d'années et qu'il participe à ses ateliers d'écriture en banlieue parisienne.

Vers l'âge de 13 ans, il débute au sein du groupe Idéal Junior. Ils sortent des singles aux titres explicites, « Hardcore », « Pour une poignée de dollars » et un premier album intitulé « Original MC's sur une mission ». Entre temps, le groupe s'est rebaptisé Idéal J et beaucoup dans le business misent sur ces jeunes espoirs jusqu'à ce que la mort violente d'un des amis d'enfance de Kery, Las Montana, ne l'éloigne de sa carrière pour un temps.

Kery se convertit à l'islam et prend le prénom musulman d'Ali. Il a besoin de la religion pour se ressourcer et se retrouver. Il prépare néanmoins un premier album solo en prennant le temps qu'il faut pour le peaufiner.

Le résultat, « Si c'était à refaire », valait bien cette petite attente. L'album, sorti en 2001, est très personnel et bénéficie de nombreuses collaborations : Les Nubians, Salif Keita...Le rap s'y mêle aux influences musicales africaines, arabes, cubaines, sans oublier l'emploi de percussions et d'instruments originaux pour ce style de musique comme le xylophone. Il chante ses racines africaines mais aussi les problèmes de société comme l'argent, la violence et les valeurs morales.

En 2004, Kery James continue sur sa lancée avec son second album, « Ma Vérité », 14 titres où il souligne encore son côté militant social et politique. Il prend position sur la guerre en Irak et sur la télé réalité, entre autres. Paradoxalement, il fait des duos avec des stars hyper populaires, quittant en quelque sorte ce côté un peu « underground » qui le caractérisait jusque là, comme Diam's ou Amel Bent.

Une position centrale qu'il a confortée en 2005 avec son album "Ma Vérité".

Pour la suite, il reste pour de nombreux observateurs l'un des artistes les plus prometteurs du rap français.

# Enviado em Sábado 09 Dezembro 2006 12:24